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                L'effort. Mémoire de Philosophie. B.Duburque.
           Resumé des deux propositions majeures du mémoire.
 

                     1 - L'effort est un acte immobile >>
                     2 - La liberté meut l'effort  >>
 
 

1 - L'effort est un acte immobile ( = première section : descriptif de l'effort)

    - L'effort est-il une sensation? une perception? un sentiment? Rien de tout cela. Il est même moins réel que cela. (Serait-ce   parce que l'effort est antérieur à sa traduction corporelle : il est a priori.)
    - Mais n'est-il qu'un désir? une motivation? une idée? un rêve?  Non plus. Il est plus que cela, plus réel, il est "ancré" dans le  biologique, dans l'organique.

    Il semble se situer entre les deux.

    Faire un effort, c'est corporel. (Même un effort intellectuel ou moral... c'est ici que l'apport de Maine de Biran trouve toute   sa place).  Et pourtant il n'est le correspondant d'aucune réalité corporelle. Il est une mobilisation du corporel, mais une mobilisation  virtuelle.
    Alors nous pensons l'effort comme un pré-recrutement des neurones qui commanderont l'action corporelle. Une sorte de   "facilitation" de l'action neuronale.
    Cela doit avoir une traduction biologique, déjà ou bientôt enregistrable avec les techniques modernes d'exploration ou d'imagerie du cerveau.

    L'effort  est déjà un acte - mais sans mouvement. Il est un acte immobile.
 

2 - La liberté meut l'effort (= deuxième section : dynamique de l'effort)

    L'effort ne peut pas être son propre moteur, puisqu'alors nous perdrions notre autonomie ; il serait machine folle, robot   devenu indépendant de son maître, telle la créature de Frankenstein.
    Alors est-ce le désir?  Sans nul doute. Seul le désir est moteur. Nous n'agissons que par désir.
    Mais désir de quoi? Quel est-il ce désir qui déclenche l'effort. Nous y voyons le désir de s'affranchir de la contrainte, donc le désir de liberté. Nous faisons un effort pour pour être libre.

    Chaque effort est un désir de liberté.

                    (Un paradoxe pour conclure : l'effort serait-il le désir de ne plus avoir à faire d'effort?
                    L'effort se nierait-il lui même dès que naissant?).

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